BOEUF

« Nous devons trouver le moyen de nous engager collectivement afin de développer une économie non basée sur la destruction ou la surexploitation de la nature. »

« Nous devons trouver les moyens de nourrir 9 milliards d’humains sans augmenter les surfaces agricoles, sans gaspiller l’eau, en n’utilisant plus les pesticides dangereux, en diminuant les engrais, en ne détruisant pas la biodiversité, en développant les polycultures, en réfléchissant à l’emploi dans le monde agricole. »

« Nous devons développer une économie qui ne soit pas basée sur la destruction ou la surexploitation de la nature, une agriculture préservée dans sa capacité à évoluer. Et nous devons le faire collectivement, en harmonie avec les milieux. »

Gilles Boeuf
Conseiller du ministre de l’Écologie

 

 


 

Aribert

 

« Les espèces communes d’oiseaux qui fréquentent les milieux agricoles ont régressé de 32 % en 30 ans. »

« Nombreux sont ceux à avoir envie de faire des choses sans transformer fondamentalement leurs pratiques. Faire un peu moins mais à une plus grande échelle sera peut-être plus fructueux. »

Dominique Aribert
Directrice du pole Conservation de la nature à la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO)

 

 

 

 


 

 

Canet« Les enjeux du sol sont énormes, car le sol est la base de tout ce que nous produisons. »

« On est toujours dans la réparation, alors qu’il faudrait être dans la prévention. »

« Nous ne devons plus travailler le sol et il faut privilégier les engrais verts. »

« Avoir quelques arbres bien taillés et bien gérés sur son exploitation n’est pas une contrainte mais représente au contraire l’opportunité d’avoir des coûts divisés par deux pour produire. »

« Les arbres fournissent la matière organique au sol, qui permet à l’eau de s’infiltrer. »

Alain CANET
Président de l’Association Française d’Agroforesterie

 


 

 

Ruelle

« Nous avons alors choisi de changer notre façon de produire : certains producteurs ont arrêté de labourer, d’autres ont réintégré les jachères couvertes, tous on réduit de 61 % le recours aux pesticides et aux intrants. Les salariés dans les plantations ont vu réapparaître la biodiversité. »

« On va poursuivre ces pratiques car tout le monde y trouve son compte. Notre objectif est aujourd’hui de valoriser ce qui a été mis en place. »

Philippe RUELLE
Directeur de l’Ugpban

 

 

 

 

 


 

 

Dupuis

« Pour moi, le bio, c’est avant tout le sans pesticide ni engrais chimique de synthèse. »

« Le bio permet aussi de développer d’autres axes comme l’emploi, car les besoins en main d’œuvre y sont beaucoup plus élevés. J’ai 10 salariés qui viennent sur ma ferme. »

«  J’embauche une population non qualifiée à la recherche de ce type d’emploi. Ce faisant, je réponds à un besoin économique local. »

Xavier DUPUIS
Agriculteur biologique

 

 

 

 


 

 

Galland

« La question de la génétique est complexe et éthique. »

« Gain de temps et précision sont nos deux grands axes de recherche. »

« Il existe aujourd’hui des techniques révolutionnaires à côté desquelles on ne peut pas se permettre de passer. »

Sébastien GALLAND
Directeur d’HZPC France

 

 

 

 

 


 

 

Berge« Mes tomates sont aujourd’hui exemptes de résidus de produits de synthèse car je raisonne la serre et la plante en apportant la juste mesure à la plante en fonction de ses besoins. »

« J’essaie de comprendre comment fonctionne le végétal et son environnement, de savoir par anticipation ce dont la plante va avoir besoin afin d’éviter qu’elle ne tombe en état de stress, de corriger le climat qui l’entoure afin d’éviter que les pathogènes ne se développent, de faire cohabiter mes plantes avec leurs agresseurs tout en m’assurant que ces derniers ne prennent pas le dessus. J’ai le sentiment de sublimer des pratiques ancestrales. »

Laurent BERGÉ
Producteur de légumes sous serres chauffées

 

 

 


 

 

Soler

« Je recherche en permanence les outils dynamiques et physiques qui me permettront de limiter les impacts de mon activité sur la nature. »

« Je me suis lancé dans la biodynamie, car je suis arrivé au bout de ce que je voulais faire en bio. L’approche y est plus philosophique. »

Christian SOLER
Arboriculteur en biodynamie

 

 

 

 

 

 


 

Domenech

 

« Le sol est le milieu qui contient le plus de biodiversité et de biomasse sur terre. »

« Si on veut défendre la biodiversité, il faut défendre le sol. »

 

Gilles Domenech
Terre en Sève

 

 

 

 

 


 

Denoist

« L’alimentation est une accumulation de gestes quotidiens très engageants qui disent le monde que l’on veut construire. »

Anaïs Denoits
Cabinet Utopies

 

 

 

 

 

 

 


 

 

REmissys

« la société a été capable de gérer les enjeux d’hygiène mais pas de nutrition. »

« Il y a une demande sociétale importante pour une alimentation prête à l’emploi et peu coûteuse. »

« La qualité nutritionnelle des aliments n’a jamais été maîtrisée. Elle n’est pas contrôlée et les abus sont nombreux ».

Christian Rémésy
Nutritionniste

 

 

 

 


 

 

Joly

«  À FNE, on ne doute pas de la bonne volonté des agriculteurs pour réduire l’usage des pesticides. Et on sait que pour cela, il faut les accompagner. »

Claudine Joly
FNE

 

 

 

 

 

 

 


 

 

Aze

 

« En voulant payer toujours moins cher, ils nous ont incité à recourir aux pesticides qui sont la solution de facilité. »

« Les alternatives aux pesticides existent, mais elles ont un coût car elles font baisser les rendements et augmenter les coûts de production. Forcément, cela impacte les dépenses des ménages. »

Emmanuel Aze
Confédération Paysanne

 

 

 

 

 

 


 

 

Laplante

« En France, la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles date de novembre 2001 : c’est très récent, car jusque-là le curatif dominait. »

Jean-Jacques Laplante
Directeur adjoint de la MSA Franche-Comté

 

 

 

 

 

 

 


 

 

Birlouez

« On tend vers une consommation citoyenne et responsable car il y a un fort besoin de réassurance envers des peurs et inquiétudes croissantes qui s’inscrivent dans un pessimisme ambiant. »

Eric Birlouez
Sociologue